La création de Pierre Gerard, né en 1966, se développe en diagonale de la musique, de la sculpture, de la peinture et de l’installation. Elle est toute entière tournée vers la vie secrète de la matière, de l’image et de l’objet.
La vie secrète des êtres aussi car il est également question de marginalité (dans le sens social) et d’intimité (dans le sens d’une identité qui n’appartient qu’à soi). Il s’agit d’une vie qui se déroule exactement devant nos yeux (ou à portée de notre oreille), mais que nous ne parvenons pas souvent à saisir, paradoxalement, et encore moins à nommer.
 
Par de savantes reprises, par de délicats montages tenant autant du naturalisme que de l’animisme l’artiste fait émerger cette vie pré-historique, pré-linguistique, pré-médiatique. Il nous la remémore. Nous la découvrons avec stupéfaction, aussi familière que vibrante